lundi 30 mars 2009

Blogolove

Un grand sage de la blogosphère a dit "moins on blogue, moins on blogue". Et bien je crois qu'il n'avait pas tort. Mais pour vous je reprends ma plume aujourd'hui, car je sais que vous vous languissez de mon absence.

Je vous propose aujourd'hui un aperçu de mes blogs favori, astucieuse façon de vous faire patienter et d'occuper vos esprits assoiffés de découvertes et de fraiches nouvelles.
Voici donc la liste de mes cinq blogs fétiches, que je ne peux classer tant ils occupent chacun une place si importante et différente dans mon petit coeur (de rockeur).

1. Je ne peux commencer autrement qu'en vous parlant du blog de ma consœur Carole.
Combat de style --en habit Jean-Paul Gauthier-- Fashion show Parade des Nations 2009

Ma chère camarade propose une vision de la vie de campus américaine comme vous n'en trouverez nulle part ailleurs. Dotée d'une plume acérée, toujours drôle, souvent critique, elle passe en revue tous les grands concepts qui rythment notre Américan way of life.
Elle a commencé à écrire il y a quelques semaines seulement dans l'idée de me faire concurrence, et je dois avouer qu'elle ne s'en sort pas mal du tout. Pas de blabla comme vous pouvez trouvez-ici, des articles straight to the point, et une mise à jour qui dépasse l'entendement ... que demander de plus ?

note à l'intéressée: c'est fou ce que je suis fair play, je t'envoie tous mes lecteurs !


2. Mon deuxième blog chouchou du moment est celui de Martin Vidberg, L'Actu en patates.


Ce professeur des écoles propose une approche innovante de l'actualité sous forme de dessins humoristiques mettant en scènes des ... patates! En un an et demi, il s'est constitué un large lectorat, et pour cause. Si ses dessins ils amènent souvent à réfléchir sur des évenements récents de l'actualité français et internationale ou de grands enjeux actuels --crise financière, développement durable--, ils sont toujours rafraichissants. Un bon coup de crayon associé à un humour à toute épreuve semble être pour Martin la recette du succès !

3. Toujours dans le domaine de la BD, mais sur un ton plus léger, on trouve le blog de Pénélope Joliecoeur, Ma vie est tout à fait fascinant. Là encore, une dose de bonne humeur quasi quotidienne à portée de clic ! Pénélope partage des anecdotes de sa vie de jeune femme de 26 ans illustratrice, amoureuse (de son copain comme de son nouveau chaton) et fondue de mode. Rien que des petites anecdotes du quotidien, et pourtant, on s'y attache et on en redemande.

4. Une bonne dose d'optimisme chez Antoine Blin et Mathilde Serel , blogueurs qui ont choisi d'aborder l'actualité de façon originale. Sans tomber dans le coté bisounours et fleurs des champs, ils choisissent de n'évoquer que les bonnes nouvelles: heureux évênements, anedcdotes rigolotes et initiatives innovantes (souvent dans le domaine du développement durable). A l'heure où les journaux télévisés et autres unes de presse écrite rivalisent d'horreur, de drame et de catastrophe, ce positivisme est bienvenu !

5. Dernier coup de coeur, dernier coup de foudre, et encore une fois de la BD. J'ai découvert ce et il est vite devenu un de mes chouchous du web.


Le Blog de Maé, c'est l'histoire d'un papa --Paco-- qui dédie un blog aux anecdotes qui rythment la vie de sa fille de 5 ans, Maé. Plein d'humour et de tendresse, Paco offre le témoignage d'un jeune papa en proie aux bêtises de son adorables petite terreur. Ca donne envie d'avoir la même !

mardi 10 mars 2009

Vers le blog participatif

Chers lecteurs a la creme chantilly avec des petits morceaux d'oreo et de la sauce au chocolat que j'aime fort,

Comme vous l'avez sans doute remarque, les nouvelles sur ce blog se font de plus en plus rare. Bien sur je suis toujours tres occupe, d'autant plus a l'approche des vacances de printemps qui commencent des la semaine prochaine, car cette periode est celle des examens de mi-semestre.
Mais ce n'est pas tout, il y a une autre raison a mon absence bloguesque: mon ordinateur cheri de ma vie m'a encore quittee! Resultat, plus moyen de se connecter dans la chaleur et le calme de ma mini-chambrette adoree, je suis condamnee a consulter mes mails a la bibliotheque sous le regard de centaines d'etudiants. Difficile dans ces conditions d'ecrire de nouveaux articles, de charger des photos et d'inserer des liens vers des videos debiles..

Toutefois, pour vous faire patienter et vous mettre l'eau a la bouche, j'ai decide de vous laisser le choix du theme de mon prochain article, n'est-ce pas merveilleux ?
Voici donc la liste des choix. Indiquez les numeros de vos trois sujets preferes, dans l'ordre de preference, dans les commentaires, et vos desirs seront des ordres !

1. Le recit de ma nouvelle vie de journaliste glob trotteuse polyglotte et de mes innombrables articles publies dans des journeaux a la renommee internationale (attention, ce message contient une bonne dose dose d'exageration)

2. Une liste commentee de mes sites/blogs preferes tellement merveilleux qu'ils contribuent grandement a mon manque de temps au quotidien

3. Des anecdotes hilaro-croustillantes sur les experiences psycho-sociologiques auxquelles je m'adonne bi-hebdomadairement pour arondir mes fins de mois

4. Une mise au point sur mes tergiversations quant a mon avenir. Parce que je ne sais pas quoi faire de ma viiiiiiiiiiiiiiiiiiie

5. La fin tant attendue de mon recit du periple hivernal avec, inclus, de la folie neo-orleanaise, une auberge de jeunesse geree par une efficace association entre un pedophile et un repris de justice et une soiree a la frontiere de la mort.

6. Un article pour vous expliquer comment je realise chaque jour, au contact du fantastique peuple Americain, que les francais sont mornes, pessimistes et renfermes.

7. Une mise au point sur le grinding, cette etrange facon de 'danser' (si on peut encore appeler cela de la danse) a l'Americaine, aspect incontournable des frat' parties , inimaginable en Europe et qui commence a dechainer les passions aux Etats-Unis

8. Une revelation inedite de mon periple printanier a venir dont, je n'en doute pas, vous mourrez d'envie de connaitre l'itineraire et les modalites

9. Un reportage sur l'etrange relations des Americains au sexe. Pourquoi en parlent-ils autant? Sont-il obsedes ? Frustres ? Pratiquent-ils autant qu'ils en parlent? Pourrait-on imaginer organiser une course d'enfilage de preservatifs au milieu du hall d'une universite francaise ?

10. Libres suggestions

mercredi 25 février 2009

Tuftonian Life

Aujourd'hui, je crois que je peux le dire haut et fort, I LOVE TUFTS.

Plus le temps passe, plus je m'attache à mon petit à campus, à ma chambrette, aux gens que je croise, à mon mode de vie, aux habitudes des Américains, à leurs étrangetés qui font tout leur charme, à leur accent que j'essaie d'acquérir en vain...

Depuis le début de ce second semestre, le temps file à une vitesse incroyable. Il me reste plus de trois mois ici, des tas de choses à vivre, sans doute des nouvelles rencontres et un certain nombre de découvertes, et pourtant j'ai l'impression que l'aventure touche au bout. Je ressens ce petit pincement lorsque l'on me dit "on fera ça au prochain semestre", et que je réalise que je ne serai plus là. J'ai pris un sacré coup lorsqu'un camarade m'a lançé, l'autre jour "salut, et j'espère qu'on se reverra avant que tu partes!".

J'ai l'impression de faire des millions de choses et de ne pourtant pas faire la moitié de ce que voudrais. Et j'ai aussi le sentiment de prendre de plus en plus part, au sens propre, à la vie de campus.

Car la vie de campus Américaine constitue vraiment une expérience à part entière, quelque chose d'intense et de complet, incomparable avec quoique ce soit.
.Vivre sur un campus à deux pas de tout.
.Partager un bâtiment avec des gens de son âge, que l'on entend marcher, courir, discuter, rire. .Sortir deux, trois, quatre soirs par semaine.
.Croiser des visages familiers et souriants du matin au soir, en cours, en prenant un café, à la bibliothèque, au dîner.
.Pouvoir s'investir pleinement dans des associations qui nous tiennent à coeur et partager avec d'autres étudiants une passion, un centre d'intérêt (le Club de Montagne, ou le journal Daily pour ma part).
.Travailler à 30 secondes chrono de sa chambre à des horaires parfaitement adaptées à son emploi du temps.
.Assister à des conférences, des concerts, des spectacles totalement gratuits.
.Sortir très tard et rentrer à pied car on n'habite toujours à moins de 15 minutes de la soirée en question.
.Avoir des cours en Anglais avec des professeurs brillants et des élèves intéressés et participants.
. Porter fièrement le sweat-shirt de son école, chanter son hymne, soutenir ses équipes de sport. .Danser devant toute l'université après avoir préparé une chorégraphie pendant tout le semestre dans la bonne humeur et les rires.
.Passer une soirée à apprendre des phrases vulgaires en Espagnol à la Spanish House.
.Regarder un film expressioniste allemand des années 1920 à la German House.
.Se promettre d'aller courir à la salle de sport plus souvent parce que les Américaines, elles, sont si consciencieuses à ce niveau..

Parfois je me dis que si j'avais su, j'aurais sans doute envisagé de passer toute ma scolarité supérieure ici. Le niveau accadémique est excellent, la vie sociale est intense et les possibilités d'investissement dans des projets extra-scolaires sont illimitées.

Toutefois, ce rêve a un prix.
Un prix concret, clair et net: 50,000$ l'année. Mais sans doute un prix plus abstrait aussi, celui de son irréalité. Il ne doit pas être évident pour ces enfants de riches familles de se retrouver propulsés dans la vie réelle, le monde du travail (surtout en temps de crise) et l'autonomie véritable après avoir vécu quatre ans d'insouciance et d'excès (fête, alcool, nourriture, sexe....)

dimanche 22 février 2009

Ski fever

Maintenant que je vous ai laissé vous inquiéter quelques temps de ma santé mentale et de mon intégrité physique suite à ce week-end avec le TMC, je peux vous rassurer en vous disant que je n'y ai pas laissé mon innocence et que j'ai passé un week-end mémorable dans un environnement presque sain.



Certes, certains aiment bien se balader dénudés, d'autres aiment faire et servir des Nachos (plat mexicain) en tenue d'Eve, d'autres enfin s'adonnent avec plaisir à l'exercice de la pyramide humaine en sous-vêtements. Mais ceci concerne une minorité d'étudiants, se limite au cadre de jeux débiles qu'ils organisent lors de périodes de désoeuvrement, et enfin et surtout, ils n'obligent personne à y prendre part !

A part ça, tous les gens que nous avons rencontré se sont révélés accueillants, chaleureux, enthousiastes et sportifs. A tel point que, chaque matin, tout le chalet se réveillait doucement aux aurores (oui, 8h pour moi c'est l'aurore, quand j'ai l'habitude de me lever à 10h30 en période de cours) pour prendre un pantagruélique petit déjeuner dans la lumière du petit matin, et chacun se lovait au creux des confortables canapés du Loj, sous la toiture couverte de lambris.





Puis, peu à peu, chacun décidait de la façon dont il allait occuper sa journée sportive, n'ayant que l'embarras du choix parmi la multitude d'activités possibles: ski alpin, ballade en raquettes, escalade sur de la glace, ski de fond, snowboard, tyrolienne dans la forêt enneigée..

J'ai pour ma part décidé d'aller faire du ski dans la station voisine. Après une matinée de remise en forme en douceur avec une fille qui faisait du ski pour la deuxième fois de sa vie, j'ai profité plus intensément avec des adeptes des pentes Américaines l'après-midi.

Le soir était organisé un dîner de Thanksgiving. Pour l'occasion, nous étions presque une centaine dans le châlet, et certains avaient passé l'après-midi aux fourneaux pour régaler tout le monde. Et ce fut une véritable réussite: dinde, mashed potatoes aux fines herbes, stuffing, haricots aux amandes et citron, tarte au potiron, pain de maïs... Ce fut pour moi un mémorable deuxième -et sans doute dernier- dîner typique de Thanksgiving américain.



Le lendemain, même programme, même lever précoce naturel et presque agréable. J'ai passé une bonne partie de la journée à traîner dans le chalet avec quelques autres, jouer au taboo (essayer de faire deviner avec des signes des mots dont je ne connaissais pas le sens..), au trivial poursuite, écouter Estelle jouer du piano... Pendant que les autres participaient à une course de ski de fond. Mais bon, on est françaises, nous, on va quand même pas faire de l'exercice deux jours de suite! J'ai tout de même fini la journée par une petite frayeur sur la tyrolienne artisanale avant de reprendre la route de l'université.

Bilan: Un super week-end, où j'ai parlé Anglais plus que jamais, où j'ai enfin skié après de longues années de pause, où j'ai rencontré un groupe de gens qui partagent la passion du sport et de la nature, où j'ai oublié l'espace de quelques jours le campus et ses rues de béton, duquel je suis rentrée avec l'odeur du feu de bois sur mes vêtements et mes cheveux...et qui m'a rappelé en bien des aspects les week end scouts qui me manquent de plus en plus...

vendredi 20 février 2009

Au revoir

Attention : Je pars dans le New-Hamphire pour le week end (oui, encore!). Je n'aurai ni téléphone ni internet pendant trois jours. Retour dimanche soir (lundi matin pour vous). Soyez sage en mon absence. Je vous fais plein de bisous partout.


Photo exclusive de la soirée 'fluo' où l'on était les seules à êtres déguisées...

jeudi 19 février 2009

Vers les monts enneigés

Grand jour: une nouvelle note sur mon blog qui se meurt..
Je sais que vous vous languissez tous de moi, que vous me croyez morte, que vous aimeriez connaitre enfin les détails de la dernière étape -néo-orléanaise- de mon périple hivernal, que vous revez d'en savoir plus sur mon excitant job de faiseuse de sandwich, et des tas d'autres choses encore.
Alors je vous promets d'essayer (comme ça je ne m'engage pas trop :) ) de poster plus souvent !

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous offrir en totale exclu le récit de mon tout récent week end dans la montagne Américaine.

C'est tout à fait par hasard qu'Estelle et moi nous sommes retrouvées dans la voiture d'un parfait inconnu vendredi dernier en direction du chalet de Tufts dans le New-Hampshire. En effet, nous étions tombées quelques jours plus tôt, en sortant d'une réunion sur quelconque club de l'université, sur des gens déguisés servant des cookies. Gourmandes et curieuses comme nous sommes, nous n'avons pas pu nous empêcher d'aller à leur rencontre. Et il s'est avéré que ces gens s'apprétaient eux-même à débuter la réunion hebdomadaire du Club de Montagne de Tufts (TMC en Anglais). Encore une fois, la curiosité et le désoeuvrement aidant, nous avons pris part à l'évênement. Et les membres, enthousiastes et jovials ont si bien venté les mérites de leur club que nous avons signé le formulaire d'adhésion à la sortie et juré de prendre part à leur prochain week end montagnard, la semaine suivante!

S'en sont suivi quelques jours de doute et de craintes en tous genre... qui ont amené Carole a s'abstenir de prendre part à l'aventure. Déjà, lors de la réunion, certains membres du club étaient en pyjamas, d'autres déguisés en femmes enceintes, et d'autres semblaient juste tout droit sortis d'une autre planète. Ils criaient, couraient, gambadaient joyeusement et étalaient leur étrange complicité sous les yeux étonnés des outsiders que nous étions.
D'autres étudiants, ensuite, nous ont confirmé que les gens du Loj (nom du chalêt) étaient des personnes étranges, adeptes des jeux douteux et des activités nudistes. Il nous ont parlé de ces fameuses "règles du Loj", parmi lesquelles l'impossibilité de se doucher, ou l'interdiction de tirer la chasse lorsque l'on fait pipi. La rumeur a même couru qu'on ne pouvait accéder à la cuisine du chalet si l'on n'était pas entièrement nus...



Les on-dit se sont sont devenus réalité lorsque nous avons reçu, à la veille du départ, un e-mail nous indiquant entre autres les dress code de rigueur pendant les trois jours:
- vendredi: Flannel - jusqu'ici, tout va bien
- samedi: Spandex, cette matière très moulante, genre Lycra ou Elasthanne
- dimanche: shirtless (sans T-Shirt) - hum....



Mais, aventureuses que nous sommes, Estelle et moi avons décidé de tenter l'expérience, quitte à en revenir traumatisées...



[Suite au prochain épisode - bientôt, cette fois-ci, je vous jure !]

dimanche 15 février 2009

Phrase du jour

Contexte: Week-end 100% américain en totale immersion dans le fond du New-Hampshire. Ce fut donc pour moi une formidable opportunité de travailler mon accent et ma prononciation.

Phrase: I'm not comfortable eating vegetables. But with a massage this is awesome though!

[Traduction: Je ne suis pas très bien installée pour manger des légumes. Mais avec un massage, c'est toutefois génial !]

Verdict: Les mots en rouge sont à mon sens les mots les plus imprononçables de la Terre. J'ai eu deux jours pour acquérir les bases, il me reste 3 mois pour les maîtriser parfaitement comme une Américaine pure souche !



Et puis pour me faire pardonner de mon absence du web dû à mon overbooking aux origines mutliples ces derniers temps, une petit vidéo pour vous donner une idée de mon week end montagnard riche en émotions !



Remarque: C'est une tyrolienne faite maison dont les derniers réglages viennent d'être refaits juste après qu'un d'entre nous ait percuté un arbre de plein fouet, d'où ma (légère) crainte ...